Le volontariat ? Ça aide à positiver certaines nouvelles entendues aux infos !

 

Rosalie Mogenet

 Donorinfo : Ça fait longtemps que tu fais du volontariat : quelle mouche t’a donc piquée ?

Rosalie Mogenet : Ado, j’étais dans un mouvement de jeunesse puis je suis devenue animatrice d’une meute de louveteaux à la 58ème au Chant d’oiseau à Bruxelles. C’est un peu comme cela que j’ai commencé. Vous rencontrez des personnes qui vous parlent d’un projet par-ci, d’une initiative par-là et les choses s’enchainent très vite : j’ai mordu à l’hameçon avec des amis qui faisaient du bénévolat. C’est ainsi qu’à l’univ’, je me suis engagée dans un kot à projets, le « DépaKot » qui visait à dépanner les gens : peindre un mur, déménager, réparer et organiser des Repair’ cafés à Louvain-La-Neuve…

 

DI : Qu’est-ce que le volontariat t’apporte ?

Rosalie Mogenet : Quand je lis, regarde, écoute les informations, je n’entends que du négatif : on parle des migrants, des changements climatiques… Que faire ? Je ne veux pas rester uniquement spectatrice de ces mauvaises nouvelles. Face à elles, je veux pouvoir me dire que je contribue à quelque chose de positif et que j’améliore les choses à mon échelle. Lutter contre le fatalisme... Si tout le monde se persuade qu’il ne peut rien faire, rien ne bougera ! S’engager dans une cause bénévolement, même à petite échelle, c’est agir ! C’est ça qui me semble important dans le volontariat.

 

DI : Là, tu entres dans la vie professionnelle ?

Rosalie Mogenet : J’ai terminé mes études de droit en septembre dernier à Louvain-La-Neuve. Je n’ai pas d’expérience professionnelle et j’ai décidé d’en acquérir dans des domaines qui m’intéressent en faisant du bénévolat. Les droits humains, cela m’a toujours plus. Je fais partie de l’association Genepi qui vise à décloisonner les prisons et la société en démontrant notamment qu’une prison, c’est loin d’être un hôtel 5 étoiles comme beaucoup le pensent. Quand on y reste 10 ans, on n’en sort jamais amélioré ! Même dans mon milieu, d’énormes clichés circulent sur ce sujet. Et bien, parvenir à sensibiliser ne fût-ce que 10 personnes de mon entourage en déconstruisant ces clichés me satisfait déjà pleinement car je suis contente d’avoir semé les petites graines qui pousseront les gens à la réflexion. C’est ma manière d’apporter une pierre à l’édifice.

 

DI : Et les droits humains t’ont donc amenée chez Amnesty International ?

Rosalie Mogenet : Oui, le bénévolat a un aspect formateur. Je suis actuellement en stage chez Amnesty. Le « Marathon des lettres » est en pleine ferveur. Neuf individus sont en danger en ce moment même dans leur pays respectif, le « Marathon des lettres » consiste à réclamer leur libération en écrivant un maximum de lettres aux autorités concernées. Chaque section locale d’Amnesty choisit une personnalité à défendre et lance sa campagne. Nous, nous appuyions les sections en leur faisant parvenir affiches, photo… Bref, un soutien logistique. C’est très concret !